Side project · 2015 – 2018

Mes fusées

Ces fusées, je les ai construites tout au long de l'année, pour les lancer l'été à Tarbes avec Planète Sciences. Les propulseurs étaient fournis par le CNES, et notre but était de réussir un vol nominal tout en apportant une touche de créativité. Elles montaient à 400 m de hauteur et encaissaient une accélération de 90 m/s² au décollage.

J'en ai construit trois, la première en 5e. Elle avait l'objectif classique : sortir le parachute par une trappe sur le côté, commandée par une minuterie. Mon professeur nous avait fait créer nous-mêmes les cartes, avec les composants, pour réaliser la minuterie de façon analogique. Les Arduino n'étaient pas encore très répandus.

L'année suivante, l'idée était un peu similaire. Mais avec le développement de l'impression 3D et des Arduino, j'ai appris la modélisation et le code pour réaliser ma fusée.

Mes deux premières fusées posées sur un bureau, l'une rouge et blanche, l'autre grise, avec un parachute orange.
Mes deux premières fusées.

Pour la dernière, en seconde, je me suis associé à mon ami Gautier. On a eu l'idée de faire comme SpaceX : une fusée qui atterrit sur ses pieds. On a donc réalisé des pieds, et je me suis occupé de développer la sortie du parachute par l'ogive, avec un système que j'ai conçu moi-même.

La présentation de la fusée : les pieds se déploient, puis le parachute sort par l'ogive.
La fusée grise et son ogive blanche, debout, pieds repliés.
Prête pour le premier jour de lancement.
La fusée debout sur ses pieds, le parachute sorti par l'ogive.
Debout sur ses pieds, parachute sorti.
La fusée grise en construction sur mon bureau, un pied posé le long du corps.
En construction, à la maison.
La fusée ouverte sur une table, avec l'électronique visible et les pieds repliés le long du corps.
L'électronique et les pieds repliés.
Les quatre pieds de la fusée déployés au sol.
Les pieds déployés.

Les deux premiers vols furent un succès. Malheureusement, la dernière fusée a fait un vol balistique, dû à une erreur de calcul du volume du parachute dans la fusée. Sa sortie s'est compliquée, il s'est mis en torche, puis la fusée s'est crashée.

J'ai eu une chance immense d'être dans le seul collège de France qui proposait ce club fusée, car c'étaient principalement des écoles d'ingénieurs qui participaient. Ça a développé mon goût pour l'ingénierie, et définitivement mes capacités d'autodidacte. C'est notamment via ce club que j'ai commencé à avoir le goût des projets perso, qui ne m'a jamais quitté.

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